Tuesday, 17 October 2017

"Nucky" / Vintage / "Apaches"

The importance of "The Vintage showroom" for the collectors of Vintage is well known http://www.thevintageshowroom.com/blog/
But what about the private collectors ? 
Watch Out for "Nucky"
Tweedland revisits also the lost and forgotten world of the Paris "Apaches" 
JEEVES / Tweedland














 Apaches est un terme générique qui sert à désigner des bandes criminelles du Paris de la Belle Époque. Ce terme, qui fait florès vers 1900, résulte d'une construction médiatique basée sur un fait divers. En 1902, deux journalistes parisiens, Arthur Dupin et Victor Morris, nomment ainsi les petits truands et voyous de la rue de Lappe et « marlous » de Belleville, qui se différencient de la pègre et des malfrats par leur volonté de s'afficher.
Les Apaches se déplacent en bandes, avec des accoutrements spécifiques qui leur permettent de se distinguer. L'élément le plus important de leur habillement réside dans les chaussures. Quelles qu'elles soient, elles se doivent de briller, surtout aux yeux de leur bande ou de leur dulcinée. Un Apache n'hésitera d'ailleurs devant rien pour s'approprier la paire de bottines jaunes plus importante que son veston en lustrine noire (ou le bourgeron bleu) semi-ouvert sur une chemise fripée ou un tricot rayé et une ceinture en flanelle rouge, le pantalon patte d'éph de Bénard1 ou la casquette à pont (casquette à haute passe2) vissée au-dessus d'une nuque rasée et des cheveux lisses et pommadés ramenés en accroche-cœur3. Originaires des quartiers hauts de l'est parisien, comme Ménilmuche ou Belleville, ils investissent à la nuit tombée la Bastoche ou la Mouff'. Pour subvenir à leurs besoins, ils pratiquent, selon leur âge et leur expérience, le bonneteau (arnaque de rue), le proxénétisme ou encore l'escroquerie. Certains sont d'ailleurs particulièrement violents, n'hésitant pas à commettre des homicides.
La présence et le rôle actif des femmes dans les méfaits attribués aux Apaches ainsi que le libéralisme des attitudes qu'elles adoptent et affichent volontairement tranchent avec les mentalités de l'époque. Un exemple particulièrement relaté dans la presse du rôle des femmes dans cet univers fut celui d'Amélie Élie, immortalisée ensuite par Simone Signoret dans le film Casque d'or de Jacques Becker, et qui fut au centre d'une lutte entre deux souteneurs, Leca et Manda, en 1902.
Plus de 30 000 rôdeurs contre 8 000 sergents de ville : L'apache est la plaie de Paris. Nous démontrons plus loin, dans notre « Variété », que, depuis quelques années, les crimes de sang ont augmenté dans d'invraisemblables proportions. On évalue aujourd'hui à au moins 70 000 le nombre de rôdeurs — presque tous des jeunes gens de quinze à vingt ans — qui terrorisent la capitale. Et, en face de cette armée encouragée au mal par la faiblesse des lois répressives et l'indulgence inouïe des tribunaux, que voyons-nous ?... 8 000 agents pour Paris, 800 pour la banlieue et un millier à peine d'inspecteurs en bourgeois pour les services dits de sûreté. Ces effectifs qui, depuis quinze ans n'ont guère été modifiés, sont absolument insuffisants pour une population dont l'ensemble — Paris et banlieue — atteint, le chiffre énorme de 4 millions d'habitants. C'est ce que nous avons voulu démontrer dans la composition si artistique et si vivement suggestive qui fait le sujet de notre première gravure. »
« J'ai vu souvent des gens s'étonner de cette dénomination appliquée aux jeunes rôdeurs parisiens, dénomination dont ceux-ci se glorifient d'ailleurs, et il m'a paru curieux d'en rechercher l'origine. Je vous la donne telle qu'elle me fut contée.
C'est au commissariat de Belleville que, pour la première fois, ce terme fut appliqué à nos jeunes malandrins des faubourgs. Ce soir-là, le secrétaire du commissariat interrogeait une bande de jeunes voyous qui, depuis quelque temps, ensanglantait Belleville par ses rixes et ses déprédations et semait la terreur dans tout le quartier. La police, enfin, dans un magistral coup de filet, avait réussi à prendre toute la bande d'un seul coup, et les malandrins, au nombre d'une douzaine, avaient été amenés au commissariat où le « panier à salade » allait bientôt venir les prendre pour les mener au Dépôt. En attendant, les gredins subissaient un premier interrogatoire. Aux questions du secrétaire, le chef de la bande, une jeune « Terreur » de dix-huit ans, répondait avec un cynisme et une arrogance extraordinaires. Il énumérait complaisamment ses hauts faits et ceux de ses compagnons, expliquait avec une sorte d'orgueil les moyens employés par lui et par ses acolytes pour dévaliser les magasins, surprendre les promeneurs attardés et les alléger de leur bourse ; les ruses de guerre, dont il usait contre une bande rivale avec laquelle lui et les siens étaient en lutte ouverte. Il faisait de ses exploits une description si pittoresque, empreinte d'une satisfaction si sauvage, que le secrétaire du commissariat l'interrompit soudain et s'écria :
Apaches !... le mot plut au malandrin... Apaches ! Il avait lu dans son enfance les récits mouvementés de Mayne Reid, de Gustave Aimard et de Gabriel Ferry... Apaches !... oui l'énergie sombre et farouche des guerriers du Far West était assez comparable à celle que déployaient aux alentours du boulevard extérieur les jeunes scélérats qui composaient sa bande... Va, pour Apaches! Quand les gredins sortiront de prison — ce qui ne dut pas tarder, vu l'indulgence habituelle des tribunaux — la bande se reconstitua sous les ordres du même chef, et ce fut la bande des « Apaches de Belleville ». Et puis le terme fit fortune. Nous eûmes bientôt des tribus d'apaches dans tous les quartiers de Paris : tant et si bien que le mot prit son sens définitif et qu'on ne désigna plus, autrement les rôdeurs de la grande ville. Aujourd'hui l'expression est consacrée ; la presse l'emploie journellement, car les apaches ne laissent pas passer un jour sans faire parler d'eux... Il ne manque plus que de la voir accueillie par le dictionnaire de l'Académie... »
La paternité de l'expression est attribuée aux rédacteurs en chef des principaux journaux de l'époque qui relataient les faits de ces voyous (Le Matin et Le Petit Journal).
Une mise en avant croissante de grands procès apportent leur lot de fascination pour une frange de la population. Mais il faut sans doute aussi évoquer le rôle des grands journaux parisiens qui n'hésitent pas à mettre à la une les « exploits » de ces bandes et à entretenir ce sentiment d'insécurité, qui alimente le phénomène.
La population des faubourgs, initialement effrayée par ces bandes, de même que les patrons des troquets, les bougnats, des Auvergnats qui ne tardent pas à être assimilés aux yeux du peuple à ces malfrats, finissent par les lâcher sous la pression des journaux et les efforts de la police. En 1920, on commence à abandonner le terme d'Apaches, sans doute aussi à la suite des nombreuses pertes engendrées par la Première Guerre mondiale sur cette classe d'âge de la population. Le terme est cependant utilisé avec la montée du sentiment anti-américain en 1923 pour critiquer la conduite des Américains en France, notamment les bagarres et les expulsions de clients noirs imputées au « préjugé de race » américain. On affirme ainsi que Montmartre ne sera pas la colonie des Apaches



Saturday, 7 October 2017

BEST OF BRITANNIA LONDON - 12 / 13 OCTOBER 2017




BEST OF BRITANNIA LONDON -
12 / 13 OCTOBER 2017

BEST OF BRITANNIA IS PROUD TO BE AT THE FOREFRONT OF DISCOVERING THE FINEST EMERGING & HISTORIC BRITISH BRANDS.
BOB LONDON 2017 ADDRESS

The Boiler House
152 Brick Lane,
London
E1 6RU
Best of Britannia is an uplifting and inspirational retail and events platform for the growing number of people looking to purchase high quality products, made right here in Britain by people who take great pride in making things beautifully.

BOB is at the vanguard of a UK-wide phenomenon, as the manufacturing skills that were the foundation of Britain’s past prosperity undergo an extraordinary renaissance. From the Scottish Highlands to the South Downs, from Norwich to Penzance, we are witnessing the re-birth of the well-made object – the high-quality artefact, produced here by people who have honed their skills over generations. Craftsmen and women, artisans, designers and manufacturers have been curated and united here at BOB – we want to sell to the world the products from the men and women who have devoted themselves to their creation.

With the Creative Industries bringing a staggering collective £87 billion into the UK economy and employing 1 in every 11 people it is time that we started shouting about it from the rooftops, showing how proud we are of how brilliant we collectively are. It is time too, that both British retailer and consumer recognises the sheer quality of what is produced here and chooses to prioritise British-made goods over produce made elsewhere for which the provenance is less assured and for which the environmental impact of it reaching these shores is well-documented. The BOB team came together in 2012 and since then, we have devoted ourselves to building a collective of brands and their makers via, first an event platform and now an accompanying online retail platform.

We hope you come to BOB London to discover, order, purchase and enjoy the products available and the stories behind them which you can then relay on to your friends and families and thereby pass the baton on. Best of Britannia – 100% Futureproof.

Visit Best of Britannia if:

You want to discover new British brands, see how they are made and meet the people who make them
You want to find unique British-made product from over 150 brands including menswear, womenswear, childrenswear, footwear, accessories, jewellery, cycling, motoring, home furnishings and much, much more
You want to taste some of the best food and drink available in the UK from fine wines and cocktails to craft beers, from artisan chocolate to cheeses to chilli oils
You want to have your hair cut or beard sculpted by the best barbers in London
You want to be pampered in our wellbeing area
You want to shop till you drop







INTERVIEW WITH PATRICK GRANT

NOVEMBER 10, 2016 12.23

We had a chat with Fashion Designer, Judge on The Great British Sewing Bee and BOB Ambassador Patrick Grant to get his thoughts on BOB. How it resonates with his brand values, on why buying British is buying quality and the Launch of Community Clothing.

 How do you feel about working with BOB? What got you involved in the first place and what inspires you about Best of Britannia?
BOB is an organisation who we really resonate with. It’s important to our economy that we keep these great clothing and textile makers as busy and as buoyant as we can, because not only is it part of our heritage, it should be part of our future.

A lot of people will look to you for not only your advice or expertise but also to say ‘Let’s get behind this’.  Is that something that you feel is really important with working with Best of Britannia, but also with the various makers that you will work with?

BOB plays a very crucial role in not only promoting the idea of ‘Made in the UK’, but also actually making it possible by sharing knowledge, sharing contacts.

It’s about confidence too – we’ve got extraordinary makers in this country. I think they suffer from a lack of self-confidence and if we’re using their services we need to have great confidence in them. I think all the efforts of BOB and others are around giving people the confidence to bring manufacturing back into the UK.

Obviously the recent significant shift in the value of the pound makes it even more economically sensible to be looking to manufacture at home where you can. Who knows what will happen to the value of sterling over the next five years.

You’ve got a great story not only with Norton & Sons and E. Tautz but then with Community Clothing. How’s it going and what’s your next ambition for Community Clothing?

We officially launch our web-store and open our store in Blackburn for Community Clothing September 7. As a brand you can shop us from September 7, whereas before we ran a kick-starter campaign for almost a month where you could pre-order some pieces. But then we had to go away and manufacture those and deliver those. Now we will be available to buy just like any other British-made brand.

But the idea with Community Clothing is to try and fundamentally change the economics. Sometimes people have perceptions of ‘Made in Britain’ as somehow a bit crafty and maybe a bit “home-made” and I think that is a perception that is changing now as people see how many leading designer brands are making in great factories in the UK and how much effort is going into designing great products that’s made here.

The essential story is that it’s affordable to all: simple clothes that are affordable to all. I think for quite a long time there has been this feeling that British-made clothes have to be expensive and for good reason some of them are. Community Clothing uses simple, staple fabrics – everything is made in cotton or khaki cotton. This is not high-fashion, this is simple, stylish everyday clothes. But we wanted to see if there was a way we could have British-made clothes that were at high-street prices and priced at a level that meant that anybody can afford them, not just wealthy people.

It’s the third Buy British Day on October 1st. Why is it so important to “Buy British” and how often do you personally buy British?

For me buying British is synonymous with buying quality. It’s important to buy a good quality product. We don’t do a lot of cheap product here. We mostly do good quality, expensive product in the UK. And just as a general principle I like to buy things that are well-made that will serve their purpose not just for five minutes but for many, many years. We should buy less rubbish and buy fewer but better things – just as a general principal.

But also it is important – if we want our towns and communities across the UK to be vibrant in an increasingly post-industrial UK – that we keep what manufacturing we have actually going. What we have to do is rebuild what we have there because the service can only do a certain amount for us as a country in terms of jobs, but it can only extend so far. For many people jobs in manufacturing were what they would have done when they finished school, so for generations and families – father and son, father and grandfather, great grandfather would follow each other’s footsteps in the same industry. Town’s identities were built on these principles.